La Librairie - XIXe

librairie

118, rue du Général de Gaulle
La devanture a gardé l’aspect que lui a donné, lors de sa conception, Ernest Lemarié, Libraire, Imprimeur, Photographe et Historien local, dont de nombreuses études font toujours autorité. Nommée aux Armes de la Ville, elle est ornée du blason de la commune, au-dessus de la porte.
Transformée aujourd’hui en restaurant.

 

La Maison du Marbrier Brulé - XIXe

35, rue du Général de Gaulle
Façade surmontée d’une terrasse coiffée de balustres massifs. à l’arrière de cette façade, M. Brulé tenait son magasin où il exposait des modèles de pierres tombales et des couronnes mortuaires. A fait aussi le monument aux morts, les fonds baptismaux de l’Église St-Jean et de nombreuses statues.

 

La Maison de Monsieur Vast

Rue Ganneval
Après consultation du « terrier » et de la matrice établis en 1769. Cette propriété appartenait à M Portefin Jean (Maître de Poste). Il l’avait acheté au sieur De La Comble en Juillet 1737. Cette maison existait depuis longtemps, en effet, le propriétaire de 1769, le sieur l’Allemand l’avait achetée en Juillet 1738 à Charles Domont, avec son jardin qui touchait au passage du Heaume et dont une partie de ce jardin avec bâtiment touchant le Heaume a été acheté par M. Portefin . Le passage du Heaume est devenu passage du Milannez puis Milanais par corruption. Ce passage faisait communiquer la rue de la Halle à la rue Ganneval. Il avait changé son nom de Heaume en Millanez (ou nom d’un propriétaire : Pierre Lionnet du Millanez) qui fut racheté à une époque antérieure à 1738 qui en revendit une partie à M. Portefin.

Sources de M. Béni Alix

 

La Maison de Monsieur et Madame Moinfar

Rue Ganneval
Il y a de cela plus de vingt ans, avant le grand remaniement de l'aile gauche du Palais du Trocadédo, au musée du Monument français, de nombreux moulages effectués à travers tout le territoire, par Violet le Duc et ses collaborateurs, nous permettaient d'admirer des répliques de sculptures architecturales du haut Moyen-Âge, époque romane, époque gothique, dont l'étude passionnait les érudits, et la société érudite de la seconde moitié du XIXème et du tout début du XXème siècle.

Nous pouvions remarquer un tableau schématique, dressé par Violet le Duc, indiquant la route fréquentée par les pèlerins venant des Flandres, d'Allemagne et autres contrées du Nord, passant par Dammartin- en- Goële pour se rendre à Saint Jacques de Compostelle.

Ainsi, notre cité servait-elle d'étape à ces voyageurs. De nombreuses auberges assuraient leur accueil en particulier, l’auberge dite ‘L’image St-Jean, sise rue Ganneval, où le poète Gérard de Nerval aimait à s’y arrêter. Auberge de longue date, étant donné son emplacement dans la partie ancienne de la ville.

Un terrible incendie a dévasté ce musée quelques années plus tard. De nombreuses pièces ont disparu dans ce sinistre. Le document mentionné ci-dessus n’a pas été retrouvé après les travaux de restauration.

En 1980 cette auberge avait changé d'usage depuis la fin de la guerre de 14/18 . Une vieille enseigne peinte sur le mur « beurré au plâtre », très délavée par les intempéries, laissait encore clairement deviner
« Vins et Spiritueux, Auberge... »

Des maraîchers, maisons GOUFFE, puis WILLEMS (réfugiés ayant fui la dévastation de leur région en Belgique, par l'armée Allemande), l'ont occupée près d'un siècle. Elle fut ensuite divisée en location de plusieurs logements.

Certaines dépendances ont servi d'entrepôts à une société de produits phytosanitaires (Société Atila).

Il est difficile de dater avec une exactitude catégorique les différentes parties qui composent cette propriété. Néanmoins, la structure et la hauteur sous plafond de plusieurs pièces, dépendances, granges, etc..., sont caractéristiques de l'utilisation pour laquelle elles étaient prévues.

Dammartin a fourni la litière et le fourrage aux écuries de la ville de Paris, pendant des siècles. Il fallait, entre autre, des bâtiments très élevés pour engranger la paille, et des huis très hauts pour faire entrer et sortir les chariots et leurs hautes ridelles. Afin d'amarrer solidement ces cargaisons gigantesques, des cordages étaient indispensables. Les paysans les fabriquaient sur place. Ils cultivaient la variété de chanvre nécessaire et la faisaient rouir, puis la tressaient en fonction des besoins. (cf. origine des noms toponymiques tels que la rue des Filoirs).

Plusieurs voiturées partaient ensemble vers Paris. Le voyage était long, (quatre à cinq jours suivant les saisons et les intempéries), périlleux, aussi bien en ce qui concernait l'état des voies de circulation que des rencontres.... Les convoyeurs de paille s'appelaient des « sacarôts ». Ce nom leur étant échu parce qu'ils emportaient leurs provisions de bouche pour le voyage dans d'énormes sacs.

Les liens tissés entre Dammartin et la ville de Paris ont été consolidés lorsque Monsieur De Gesvres, Gouverneur de la ville de Paris sous Louis XIV y établit sa villégiature de campagne.

Le patrimoine architectural de Dammartin a subi bien des aventures fâcheuses. Ne serait-ce que la destruction de son château au XVIIème siècle pour désobéissance aux ordres du Roi, puis sa reconstruction avortée pour une sombre histoire de courtisane, au second empire.

Garden party au parc du château de Compiègne. Les invités de haut rang font la révérence au passage de l'Empereur Napoléon III, un petit chien tenu dans les bras de sa maîtresse se met à japper joyeusement à l'approche de l'Empereur. A quelques pas derrière lui, l'Impératrice Eugénie ne manque pas de noter ce manège. Elle demande à ses sbires d'enquêter sur cette personne.

Il s'agit d'une Dammartinoise... Le projet de reconstruction du château médiéval de Dammartin présenté par le jeune et talentueux architecte Violet le Duc au couple impérial qui venait d'être accepté, se trouve immédiatement annulé, au profit du château de Pierrefonds....

Sources d'informations : Mademoiselle Evelyne CHENEAU, Directrice de l'école de L'Eaubonne, Monsieur BENI qui s'est occupé du musée local durant des années, et d'autres vieux Dammartinois, ainsi que des publications directement ou indirectement liées à notre ville.

 Mémoires d’une Dammartinoise.

 

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