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Son histoire

Dammartin-en-Goële est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Dammartinois. Superficie : 8,97 km²

 

L’HISTOIRE DE DAMMARTIN
L’origine de Dammartin, petite ville de l’arrondissement de Meaux, ancien bourg de l’Ile-de-France, paraît remonter aux temps les plus reculés.
Dammartin, dit Velly, était en 1031 une place des plus considérables de France.
Voici ce qu’on rapporte sur l’origine de son nom :
Un général Romain ayant été vaincu à Dammartin, par un Gaulois qu’on croit être Mérovée, attribua sa défaite au fort de ce lieu, et le nomma Dampmartial d’où serait dérivé Dampmartin.

Une autre chronique nous apprend qu’au temps où le christianisme se répandait en France, un nommé Martin, sans doute Martin de Tours, venant de Trèves, ville d’Allemagne, sur la Moselle, se fixa quelques temps à Dammartin. Cet homme plein de dévotion en la Vierge Marie, lui érigea une chapelle dans un lieu désert encore, et qu’on appela Saint-Martin-des-champs ; ce fut la première paroisse du pays.
Ce saint homme avait pour habitude d’appeler la Vierge madame, comme plus tard on disait monsieur St-Jean. Les nouveaux chrétiens qu’il avait faits et qui le vénéraient, le nommaient leur père ; de là ces trois mots Dame-Père-Martin, d’où serait dérivé Dampmartin, qui, jusqu’en 1720, fut le nom du pays, et enfin par abréviation on écrivit Dammartin.

Il existe encore d’autres étymologies de ce mot, comme domus Martini, domus domini Martini, maison de Martin ou de seigneur Martin ; Dommartis ou Dommarte, maison de Mars ou de guerre, à cause de son château-fort.

La montagne de Dammartin, avant l’établissement du pays, était comme celles de Montgé et de Montmélian, couverte d’une antique forêt. Le château-fort fut, sur un de ses points les plus élevés, la première construction qu’on y ait établie.
Les seigneurs et comtes qui habitaient son château prenaient le nom de Dammartin, ils sont célèbres dans l’histoire, par leur courage et leurs talents militaires, ils les signalèrent en 930 sous Raoul de Bourgogne, en 1147 sous Louis VII, en 1429 sous Charles VII, et en 1566 sous Charles IX.
Les lieux dits aujourd’hui le Clos-Richard, le Bois-du-Jarre, la Tuilerie, la Garenne, Gèvres, la Corbie, la Halle, Notre-Dame, l’Hôtel-Dieu étaient dépendants du château ; l’espace compris vers le nord entre les fossés et les jardins de la garenne, était destiné pour les tournois et jeux de bague.

Le comté de Dammartin était un fief noble, ses possesseurs n’en devaient hommage qu’au roi ; ses biens étaient considérables, ils consistaient en terres et bois, qui s’étendaient dans un cercle de plus d’une lieue. Du temps de Philippe le Hurepel, la forêt de Montgé, les terres de Vinantes, Cuisy, Chambrefontaine, et un grand nombre de fermes dans les villages environnants faisaient partie de ses possessions.
Les seigneurs et comtes de Dammartin tenaient le premier rang à la cour, ils étaient hauts justiciers dans leur province, ils avaient des vassaux, des hommes-liges et des hommes d’armes pour leur service. Après la Ligue du Bien Public Chabannes y entretenait cent lances.
Depuis le commencement de la monarchie française, le château de Dammartin se trouva en butte aux guerres de tous les temps. Dans les différends de la reine Blanche, mère de SaintLouis, contre Thibault, comte de Champagne, ce château qui fut assiégé exposa souvent le pays qu’il domine aux malheurs de la guerre.

En 1031, Manassès s’y retrancha et s’y battit dans les guerres qu’il soutenait pour la reine Constance contre Henri 1er, En 1112, Hugues II, s’y défendit longtemps contre Louis le Gros. En 1214, Renaud de Bologne, comte de Dammartin, y soutint un long siége contre Philippe-Auguste. En 1425, Philippe, duc de Bourgogne, et Bedfort, général anglais, le prirent d’assaut et y mirent une garnison qui y resta pendant cinq ans pour Henri VI, roi d’Angleterre. En 1430, Charles VII, accompagné de Jeanne d’Arc expulsa cette garnison et se campa dans cette place avec son armée pour combattre l’armée anglaise qui se retira sur Mitry. En 1590, Henri IV assiégea ce château et le prit par la famine. En 1650, le Maréchal de Turenne s’y posta avec trois mille hommes de cavalerie et plusieurs pièces d’artillerie, il combattait dans les guerres de la régence et soutenait alors Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, contre le grand Condé.
Louis XIII en avait fait démanteler les tours.
Il paraît que Dammartin ne fut érigé en comté que sous Hugues, roi de France, premier de la tige des Capet.

Antoine de Chabannes, Grand Maître de France, fut le plus illustre des comtes de Dammartin.
Henri II de Montmorency fut brave et généreux ; il combattit vaillamment les Calvinistes. Le comté de Dammartin fut confisqué au profit de la couronne. Louis XIII fit démanteler son vieux château et murer ses issues.
Louis V (Henri-Joseph), duc de Bourbon, fils du précédent, prit du vivant de son père le titre de comte de Dammartin. Il en eut Louis-Antoine-Henri de Bourbon-Condé, duc d’Enghien. Il posséda le comté de Dammartin jusqu’en 1792, époque de la révolution française où son vieux château-fort fut vendu et entièrement détruit. Louis-Henri-Joseph de Bourbon, dernier comte de Dammartin, mourut de mort violente le 27 août 1830.
On voit par cette généalogie que 29 comtes se succédèrent au comté de Dammartin.

Source Victor Offroy livre de 1873 « Histoire de la ville de Dammartin »