Vous êtes ici

Message d'erreur

User warning : The following theme is missing from the file system: basic. For information about how to fix this, see the documentation page. dans _drupal_trigger_error_with_delayed_logging() (ligne 1143 dans /home/dammartiot/www/includes/bootstrap.inc).

La Collégiale - XIII   - rue de l’Hôtel-Dieu


 
Reconstruite en 1480 sur l’ancienne chapelle, actuellement en cours de restauration, par le comte Antoine de Chabannes .
Compagnon de Jeanne d’Arc, ancien capitaine « d’écorcheurs » condamné à mort en 1463 à la suite d’un procès expéditif justifié par le rôle qu’il a joué auprès du défunt roi Charles VII dans le conflit qui l’a opposé au dauphin. 
Louis XI commue toutefois sa peine en détention à la Bastille. Antoine de Chabannes s’en évade en 1465. Après avoir fait, d’après la légende, un vœu à la vierge Marie selon lequel il devait lui ériger un temple et y fonder un office canonial. Le nouvel édifice, à deux nefs, fut réaménagé au cours du XVIIIe avec un décor intérieur de qualité exceptionnelle. 
 

Le clocher-porche 

Haut d’une cinquantaine de mètres (possédait une sonnerie carillon de onze cloches), il fut démoli en 1813 et remplacé en 1863 par le clocher que l’on peut voir aujourd’hui. 
Les deux dernières cloches ont été refondues et l’unique replacée en 1876. Elle s’appellait Eugénie-Joséphine, son parrain ayant été M. Eugène Hémar et sa marraine Joséphine Tascher de la Pagerie, baronne de Montbrun, (dite Joséphine de Beauharnais).
 

Parvis de la collégiale

Pendant des siècles, la place que nous appelons aujourd’hui Pathus-Labour fut la place du Bourg, le cœur géographique de Dammartin, pivot de 3 voies de circulation vers Paris, vers Senlis, et vers Soissons ou Meaux. Le vieux puits au centre de la place fut creusé au XVIIème siècle et marquait ainsi physiquement la croisée des chemins pour orienter le voyageur. Sauvegardé symboliquement pendant des siècles malgré de multiples réaménagements urbains, le vieux puits vient d’être remis en fonction. Il est alimenté par l’une des nombreuses sources du sableux sous-sol Dammartinois. Une eau venue des profondeurs de la butte de la Goële qui peut enfin aujourd’hui jaillir à l’air libre dans la fontaine du vieux puits. C’est un élément important mais ignoré du patrimoine historique de Dammartin. Il fut en partie recouvert lors du dernier réaménagement de la place et c’est pourquoi nous avons décidé de le rehausser en 2015. Après quoi sa remise en eau est apparu pour la municipalité à la fois une occasion de valoriser nos richesses méconnues et un embellissement du parvis de la Collégiale dont la restauration se poursuit.

 

Portail flamboyant et maître autel - XVIIe.

 

Chœur de la Collégiale - XVe - place Pathus Labour

Le maître-autel (classé par les Beaux Arts en 1906) est surmonté d’un baldaquin à lambrequins de bois sculpté, posé sur des colonnes ioniques. Les niches du retable abritent les statues de bois de Saint-Michel, de la Vierge et de Saint-Etienne.
Une grande toile de l’annonciation, attribuée à Delobel (classée. M. H, 1906) en occupe le centre
 

Grille Collégiale

La grille séparant le chœur de la nef a été réalisée par un serrurier local Coquet. Cette grille est ornée d’enroulements, d’arabesques, de volutes, de médaillons et de cornes d’abondance débordantes de fleurs.
Madeleine-Anne Sebe dite Languedeau (née à Dammartin 1699/1755) aurait investi 60 000 francs pour la décoration intérieure, dont 15 Louis offerts, en 1744, par Marie Leczinscka, épouse de Louis XV, lors d’un de ses passages à Dammartin. 
(Source Victor Offroy-1873 – Histoire de la Ville de Dammartin).
 

Notre-Dame de Dammartin 

Cette grande statue de chêne placée contre la grille est appuyée sur le troisième pilier du chœur. La vierge se tient debout, portant l’enfant Jésus sur son bras droit, reine triomphante environnée d’anges. Elle préfigure le symbole de l’Assomption.
 

Gisant d’Antoine de Chabannes, XVIe

Ce monument, élevé au-dessus de la crypte, montre le gisant d’Antoine de Chabannes, Grand Maître de France, comte de Dammartin et Chevalier de l’Ordre de St-Michel dont il en porte les insignes. Il est le reconstructeur de l’Eglise, puis le fondateur des chapitres collégiaux de Dammartin et de St-Fargeau. Les armoiries de ce mausolée explicitent l’alliance des maisons de Chabannes et de Châtillon. En effet, Marguerite de Nanteuil, épouse d’Antoine de Chabannes, était la petite fille de Marguerite de Châtillon-Porcien.